Et si je renégociais mon crédit immobilier ?

A FORCE DE RÉPÉTER QUE LES TAUX NE PEUVENT QUE REMONTER, CELA FINIRA BIEN PAR ARRIVER. UNE CHOSE EST SURE, EN TOUT CAS : AYANT ATTEINT DES NIVEAUX JAMAIS CONNUS DEPUIS LA LIBÉRATION, ILS NE DESCENDRONT PAS BEAUCOUP PLUS ! AUTANT DIRE QUE, SI VOUS AVEZ CONTRACTÉ VOTRE PRÊT ENTRE 2008 ET 2011, IL EST SANS DOUTE TEMPS DE LE RENÉGOCIER. A CONDITION, TOUTEFOIS, QUE CERTAINES CONDITIONS SOIENT REMPLIES. 

Car, même si le taux de votre crédit flirte avec les 3,5 %, la rentabilité d’un éventuel rachat n’est pas assurée : l’opération engendrera des frais, auxquels les économies liées à la baisse de taux devront être supérieures. 

Pour clôturer l’emprunt en cours, vous devrez en effet régler une indemnité pour remboursement anticipé (Ira), généralement comprise entre 1,5 et 3 % du capital restant dû*. 

S’y ajouteront les frais de dossier, le plus souvent compris entre 800 et 1500 euros, et les frais de constitution de la nouvelle garantie. A l’arrivée, le coût total de l’opération se situe souvent aux alentours de 5 % du capital restant à rembourser. 

Trois critères 

En tout état de cause, si la différence de taux nominal entre le crédit que vous entendez solder et le nouveau qui vous est proposé est inférieure à 0,8 ou 1 point, il est donc inutile d’aller plus loin. Compte tenu des taux pratiqués en ce moment, ce critère n’est sans doute pas le plus dif cile à satisfaire. 

Mais pour que l’opération vaille la peine d’être entamée, il faut remplir au moins l’une des deux conditions sui- vantes : porter sur un capital restant dû au moins égal à 50.000 euros et une durée de remboursement restant à courir suffisante. En effet, les intérêts sont essentiellement remboursés pendant les premières années du crédit. L’opération n’aura donc d’intérêt que si, dans votre mensualité, leur part est plus élevée que le capital remboursé. 

Si vous avez dépassé le premier tiers de la durée de remboursement ou si vous envisagez de ne pas garder le bien plus de deux ou trois ans, pas la peine non plus de vous lancer dans une renégociation. 

Le mode opératoire 

La calculatrice vous l’a confirmé : renégocier votre crédit peut engendrer de substantielles économies. Dans ce cas, pour entrer dans la phase active, commencez par faire jouer la concurrence. Même si vous souhaitez privilégier la négociation avec votre prêteur actuel, vous serez en effet plus ef cace en lui demandant de s’aligner sur les conditions que vous propose un concurrent, sans doute prêt à quelques concessions pour vous attirer vers son établissement. 

N’oubliez pas non plus que le montant du nouveau prêt ne pourra, bien sûr, pas excéder la valeur de votre bien immobilier et qu’il faut compter au moins deux mois pour mener l’ensemble de l’opération à son terme. 

 

Enfin, vous pouvez aussi profiter de l’occasion pour effectuer un apport complémentaire, qui permettra de réduire davantage la durée du crédit et/ou ses mensualités. Sachez tout de même que les banquiers préfèrent généralement jouer sur la durée d’un emprunt plutôt que sur le montant des échéances. L’effort reste alors identique, mais il dure moins longtemps ! 

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